21.11.2007
Il flambe, il flambe, le baril
C’est hallucinant le prix qu’atteint le baril en ce moment : il se négocie autour de 96 dollars à la bourse de New York et 97 dollars.
Même avec un euros fort (autour de 1,48 $), nous ressentons de plein fouet cette augmentation.
Mais à quoi est due cette hausse continue et qui semble imperturbable ?
Tout d’abord à la Chine. La prochaine première puissance mondiale est en plein développement et sa demande de brut ne cesse d’augmenter. Inciter la Chine à réduire son développement ou lui proposer des solutions alternatives aussi simple que le pétrole, sont des solutions inapplicables dans les conditions actuelles. Il y a donc fort à parier que la croissance de consommation de ce pays ne diminuera pas.
Autre cause, même effet : la situation géopolitique tendue en Amérique du Sud et au Proche-Orient entraîne aussi une hausse des cours. En effet, les prévisions de production de ces pays sont très instables et le marché n’apprécie pas les avenirs incertains.
On peut aussi ajouter à ces problèmes, les difficultés que rencontrent la Russie à établir un pouvoir économique éloigné du pouvoir politique. On en a vu les effets avec le gaz en janvier 2006, où la Russie a supprimé toute livraison passant par l’Ukraine.
Toutes ces inquiétudes profitent à l’Afrique qui commence à devenir le futur réservoir du monde. Il faut pourtant veiller à ce que les entreprises pétrolières ne s’empressent pas de « piller » les pays africains. Mais leurs investissements sont une bonne chose car les entreprises pétrolières sont obligées de se plier aux nouvelles injonctions des états africains, sous peine de se couper d’un approvisionnement qui devient chaque jour plus important.
Nous, consommateur, nous subissons cette hausse de plein fouet sur tous les produits, et pas seulement pétrolier. Car pour amener les produits finis en magasin, il faut les transporter ! Ainsi, les grandes entreprises de transports comme Norbert Dentressangle profite de cette montée des tarifs et l’action est passée en un an de 42 à un peu moins de 80.
Le grand problème c’est que tout dépend du prix du pétrole. Seuls les services semblent en faire abstraction mais tout le reste est soumis au brut.
Du simple camion transportant des légumes à l’industrie exportant ses produits à l’autre bout de la planète, partout l’augmentation des cours pétroliers sont répercutés sur le consommateur. Il devient donc de plus en plus urgent de trouver une énergie alternative, fiable et peu chère. Ce n’est plus seulement une menace écologique, mais bien un risque majeur pour l’économie mondiale
06:30 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petrole, economie, blog politique, barthalon









