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18.09.2007

Quand les ménages américains influencent la politique intérieur française.

Revenons sur un évènement important qui a eu lieu cet été et dont les conséquences se découvrent à peine. Je veux parler de la crise financière qui a fait paniqué un grand nombre de bourses, et qui a donnée des cernes à un maximum d’économistes et de banquiers.


En réalité, je souhaite surtout discuter de la gestion française actuelle de l'économie à travers la crise économique de cette étés  Revenons à l’origine de la crise.

Acte 1 : Aux Etats-Unis l’immobilier a le vent encore plus en poupe qu’en France. Chaque année, depuis vingt ans, les prix augmentent de 5 à 10%. Cette augmentation permanente a donné naissance à de nouvelles banques. Ces banques prêtent de l’argent, à des taux importants, à des ménages surendettés afin qu’ils puissent acheter un bien immobilier. En cas de problème de remboursements, la banque pouvait toujours faire saisir le bien immobilier, le vendre et même réaliser une coquette plus-value grâce à la croissance de l’immobilier. Ce sont les « subprimes ». Un placement donc très rentable pour les banques étrangères (notamment BNP Paribas) qui sont toujours à la recherche d’investissements rentables pour leurs clients.

Acte 2 : A cause d’une croissance molle des prix de l’immobiliers ainsi qu’un nombre de plus en plus importants de ménages qui sont dans l’incapacité de rembourser, de nombreuses banques américaines, spécialisées dans les subprimes, se sont déclarées en faillite car incapables de rembourser l’argent que leur avaient prêté les grosses banques américaines ainsi que certains fonds étrangers.

Acte 3 : Comme cela est souvent le cas, les chutes des différents indices boursiers a diminué la confiance des investisseurs  et surtout, a provoqué un sentiment d’inquiétude chez « monsieur tout le monde ». Et c’est de là, que la crise uniquement américaine est devenue mondiale. Les investisseurs étrangers rapatriaient leurs capitaux, afin de limiter la casse mais ne les réinjectaient pas forcément dans leurs propres économies, par peur d’un contrecoup. Un contrecoup qu’ils ont eux-mêmes créés, en réalité.


Voilà le déroulement rapide de la crise des subprimes. Mais maintenant attaquons le côté amusant de l’opération. D’une simple affaire uniquement américaine, cela va jouer sur la politique intérieur française. Je m’explique.

Notre gouvernement, fraîchement élu, doit mettre en place toute une batterie de réformes destinées à soutenir « un pays qui va mal ».


Déjà, je suis pas d’accord sur le mal français, qui selon moi, n’existe que dans les esprits. La France est et reste toujours une super-puissance. Une super-puissance militaire, d’abord : l’arme nucléaire, l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire… sont autant d’exemples.

Mais surtout, et je crois que c’est là où je suis en profond désaccord avec les reste de mes compatriotes, une super-puissance économique et où le travail est toujours bien présent. D’après le tout récent rapport du BIT (Bureau international du travail), les français sont à la troisième position mondiale en terme de productivité horaire et cet élément progresse toujours depuis vingt-cinq ans. L’un des principaux soucis financier vient en réalité du gouvernement et non d’un libéralisme que beaucoup veulent faire croire sans règle. La dette française demeure toujours le point noir des gouvernements successifs. Rendons cependant hommage au président du MoDem qui a su la rendre si tristement célèbre.

Carton rouge à Eric Woerth et à sa magnifique tirade : « freiner la baisse des déficit ». Déjà la tournure de la phrase est magnifique. On a bien besoin de quelques instants de calme pour savoir ce que notre cher ministre du budget dit réellement.

Aujourd’hui la crise américaine, qui se traduit par une baisse de la croissance en France va réellement empêcher de nombreuses réformes. Et le gouvernement répètera à l’unisson : la baisse de la croissance n’empêchera en aucun cas les réformes nécessaires à notre cher (riche, plutôt) et beau pays. Si c’est le cas, cela se traduira par une augmentation du déficit français. En parlant et dans un autre contexte, je suis scandalisé d’entendre Monsieur Sarkozy critiquait l’euro fort, alors que c’est ce dernier qui finance le déficit français.

En France, on trouve ça scandaleux que le dollar finance le déficit américain. Ne dit on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ? Il serait temps de s’en souvenir.

 
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