24.05.2009
Nicolas Sarkozy : histoire d'une défaite
Tout d’abord veuillez m’excuser de ce long moment d’absence, mais étant étudiant, j’ai de longues périodes de cours. Celles-ci sont maintenant terminées me laissant le champ libre pour la campagne européenne.
Franchement, je trouve cela choquant que des jeunes lorsque l’on parle des élections européennes pensent à dévier vers l’élection d’Obama. Arrêtez de croire que l’on subit l’histoire, créez vous-même votre propre histoire. Être en permanence soucieux de l’image que l’on donne et de l’image qu’on laissera n’est pas franchement signe d’une grande confiance en soir. D’ailleurs, faut croire que notre Président à nous, en est encore à ce stade de son adolescence.
On met en avant son parler-franc. Tout comme un gosse de 17 ans apprend à dire non à ses parents, Nicolas apprends à dire non aux Français. Quel bel homme ! J’apprécie surtout lorsque son franc-parler s’exprime sous un magnifique « casse-toi pauvre con ». Ah oui, c’est vrai, j’oubliai, maintenant, plus personne se ment, tout le monde se dit la vérité. Et le monde des bisounours est le plus bel endroit du monde. On doit dire aux gens que ce sont des pauvres cons. Par contre, quand l’un de ces pauvres cons déclarent devant des policiers, « Sarkozy, je te vois », il écope une amende. Sérieux, il n’y pas un problème dans l’énoncé, là ?
On peut mettre au crédit de Sarkozy d’avoir fait accepter par la France, le traité européen, texte que les français par référendum avaient refusé. Vous pouvez relire cette phrase encore une fois et vous rappeler que nous sommes dans une démocratie. C’est chouette comme tout ! On peut toutefois, lui reprocher le fait d’avoir ruiné le couple franco-allemand avec son union de la méditerranée. Le couple franco-allemand, la base de l’Europe de Robert Schuman et de Konrad Adenauer...
D’ailleurs, elle en est où cette union méditerranéenne ? Car de la fumée et des beaux discours, les médias se sont lâchés, mais derrière, où est-elle cette grande union ? On me souffle à l’oreillette que c’était du vent. Nicolas Sarkozy, grand comme trois pommes perdrait-il son énergie dans des projets aussi solides que des châteaux de cartes ? Pas possible, il a son franc-parler bien à lui.
Et son non-action caractéristique ? De toute façon, ensemble tout devient possible… D’ailleurs, le trac de l’UMP, enfin disponible ici, est à cette image : 1 photo, seulement de Sarkozy et 20 phrases chocs. Et oui, le programme de l’UMP pour l’Europe se réduit à 20 phrases.
Le moment de voter approche : renseignez-vous et voter pour un parti européen, pas pour le parti sarkozien.
15:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barthalon, blog politique, sarkozy, elections, europe
19.03.2008
Les yeux plus gros que le centre ?
Une fois n'est pas coutume, un article très intéressant dans le libé de samedi dernier :
"Au secours, le centre arrive : la façon dont est traité le Modem ces jours-ci est suspecte. On lui reproche de nouer des alliances à la fois à droite et à gauche, mais ça a au moins le mérite de la clarté, puisque François Bayrou a toujours expliqué que c’était justement ça qu’il voulait faire. Surtout, on comprend mal le moment choisi pour fomenter cette critique. A Dijon, le Modem s’est allié avant le premier tour avec le socialiste François Rebsamen ; à Bordeaux, avec l’UMP Alain Juppé (lesquels ont tous deux gagné dès dimanche dernier). Dans ces conditions, si ces accords multiples gênaient le PS ou la droite ou les journalistes, il n’était pas nécessaire d’attendre cette semaine pour les remarquer. Vérité en deçà du premier tour, mensonge au-delà ? En outre, de la part des socialistes, qui se sont étripés entre partisans du oui et du non pour le référendum sur la Constitution européenne avant de décider de s’abstenir sur le traité simplifié, ce mépris des positions multiples a de quoi surprendre. Et c’est difficile pour l’UMP de prétendre qu’il s’agit d’élections locales pour exiger ensuite une espèce d’accord national avec le Modem. François Bayrou n’est pas tant partisan du ni droite ni gauche que du gauche et droite (il devrait pouvoir s’entendre avec Ségolène Royal et le PS). La balle est au centre, engage qui veut.
On parle parfois de bons candidats du premier tour, qui réunissent leur camp, et de bons candidats du second tour, qui rassemblent au-delà. François Bayrou et le Modem sont d’excellents candidats de l’entre-deux-tours. L’entre-deux est d’ailleurs leur marque. Ils sont le jambon dans le sandwich, c’est la bonne place. Il n’y en a pas beaucoup mais c’est ce qui donne le goût. On les critique pour être à géométrie variable, mais, un centre indépendant, il faudrait que les géomètres fixes nous expliquent. Bientôt, on reprochera à François Bayrou d’organiser une tournante à travers la France, un coup à droite, un coup à gauche. Quand le centre était à droite, personne ne s’offusquait ; maintenant qu’il prétend être au centre, indignation générale - car le Modem est vraiment l’ennemi, dans chaque camp, à voir comment les médias l’ont traité cette semaine. On dirait qu’il est devenu l’extrême centre et qu’il faut le combattre au nom de la lutte contre tous les extrémismes. C’est extraordinaire ces gens qui n’ont pas la reconnaissance du centre et font la fine bouche. De Charles Millon aux communistes de Georges Marchais, les grands partis démocratiques français ont connu des alliances plus problématiques que celles avec le Modem. Même si François Bayrou n’est pas en odeur de sainteté, il dégage moins de relents que certains amis, naguère.
En vérité, on voit bien que François Bayrou veut être élu président de la République en 2012, et on estime qu’il a les yeux plus gros que le centre. Pour le coup, on comprend que les électeurs se sentent floués : à quoi ça sert d’être à gauche ou à droite si ça se joue au centre, si c’est une poignée de farfelus indécis qui décident ? Le centre ne croît guère mais il se multiplie. Il n’existe qu’en cessant d’être ce qu’il est, en virant à droite ou à gauche. On trouve en lui quelque chose de suisse, une neutralité ou un engagement à géométrie variable, même si les coffres du Modem sont sûrement moins bien garnis que ceux des banques helvètes, d’autant qu’il tâche à merveille de faire office de Croix-Rouge électorale."
Matthieu Lindon
Belle Analyse. J'en ferais une, si j'ai le temps d'ici à ce week-end.
07:50 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : centre, modem, municipales, elections, resultats, blog politique, barthalon
17.03.2008
Résultats des élections municipales et cantonales à Versailles
Voici les résultats finaux des élections municipales à Versailles :
Liste de Versailles Autrement (gauche), menée par Catherine Nicolas : 23,38 % et 6 sièges.
Liste d'Union pour un nouveau souffle (Divers droite soutenue par le MoDem), menée par François de Mazières : 63,39 % et 44 sièges.
Liste d'Union pour le Renouveau de Versailes (Divers droite à tendance extrême-droite), menée par Henry de Lesquen : 13,23 % et 3 sièges.
Le taux de participation s'élève à 54,96 %.
Pour les cantonales, l'UMP Alain Schmitz est élu avec 68,51 % face au candidat socialisteJean-Christophe Aglaé qui a obtenu 31,49 %.
06:45 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : elections, versailles, municipales, cantonales, resultats, mazières, blog politique
15.03.2008
Position d'un adhérent MoDem pour les municipales à Versailles
Je suis allé, hier soir, à la réunion de François de Mazières. Heureux du score du premier tour qu'il a obtenu (39%) puis du désistement de Bertrand Devys, je souhaitais en savoir un peu plus sur le prochain maire de Versailles.
Je voulais aussi avoir des explications quant aux soutiens affichés de Mme Valérie Pécresse, actuelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que sur celui de Mr Jean-Pierre Raffarin, actuel vice-président de l'UMP.
Et ben moi qui n’apprécie pas tellement l’UMP en ce moment, j’ai été servi ! Lecture des messages de soutien par des colistiers manifestement ravis, félicitations de l’ex-Premier Ministre… Miam !
On me le dit, on le clame sur tous les toits, que la liste de François de Mazières est soutenu par le MoDem. Ben hier soir, le MoDem était silencieux, à défaut d’être absent et l’UMP omniprésent, à défaut d’être omnipotent.
Après avoir « insisté » pour que Bertrand Devys, ex-malheureux candidat UMP, se désiste, les poids lourds de l’UMP découvraient François. Ils ont versé une larme pour Bertrand, lui ont offerts de beaux chrysanthèmes desséchés… qu’ils se sont empressés de changer en lys jaunes fraîchement cueillis pour François. Joie ! Faîtes donner l’orchestre, le fils prodigue est revenu dans la belle maison UMP.
« Paris vaut bien une messe ». Et Versailles, des vêpres ? On chante pour l’UMP mais on n’a pas le droit à l’évangile. Hier, c’est certain, l’UMP mettait ses principaux évangélistes au service de Sa Sainteté François. Pour un peu, on s’attendrait à voir débarquer Raffarin vêtu de sa soutane violette, Sarkozy en enfant de chœur, goûtant en secret au vin de messe, et Valérie Pécresse, en petite biquette lisant, la voix tremblotante, les lectures de ces hommes d’état (et non d’église).
Mais, et heureusement, l’évangile est resté inchangé. On a beau commencé l’office avec au nom de l’union, du mouvement et du populisme (ma langue a fourché, désolé…), le message reste identique. Car au delà de son programme centré à droite (et non adroitement centré), François est resté fidèle à lui-même, fidèle aux valeurs humanistes qui ont créé cette dynamique de la victoire. Ces mêmes valeurs qui avaient entraîné le soutien affiché du MoDem, il y a maintenant 4 mois.
J’espère seulement que François de Mazières se souviendra de l’importance qu’a eu ce soutien dans sa campagne et n’oubliera pas ceux qui ont mouillé leurs chemises et ruiné leurs soirées pour que ses idées deviennent réalité.
En tout cas, c’est avec une certaine joie, mais aussi une vraie pensée pour les militants UMP bafoués par leur parti, que je mettrai demain dans l’urne, un bulletin au nom de François de Mazières.
19:40 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, élections, versailles, françois de mazières, bertrand devys, blog politique, barthalon
Et les cantonales alors ? Elles existent !
Tout d’abord, parlons des cantonales. Même si elles sont déjà emballées et encadrées ump, je souhaite quand même vous expliquer ce que je vais voter.
Tout d’abord, je n’apprécie par l’ump en ce moment. L’arrogance qu’ils font preuve à tout point de vue, le fait qu’ils dénigrent facilement leurs adversaires et le comico-drame permanent que nous soumet l’Elysée entraînait déjà une certaine malvoyance à l’égard d’Alain Schmitz.
J’ai donc discuté en détail avec Jean-Christophe Aglaé et regardé attentivement les programmes. Celui d’Alain Schmitz était la continuité de ce qu’il a déjà entrepris et si rien ne me déplaisait vraiment, rien ne m’emballait particulièrement non plus.
Le tract d’Aglaé ne m’emballe pas non plus, d’ailleurs. On y retrouve pêle-mêle un fourre-tout des idées de la gauche, dont certaines sont intéressantes malgré le manque flagrant de mise en valeur de ces idées. Mais c’est surtout la fleur socialiste, qui brille par son absence qui me marque.
Et le personnage que j’apprécie. Provenant d’une nouvelle gauche réaliste, ne souhaitant absolument pas le dialogue avec son extrême mais lorgnant plutôt vers le MoDem, je le trouve doté d’une analyse politique très intéressante et d’une abnégation sans faille. Lundi matin, juste après le score monstrueux d’Alain Schmitz (47,16 %), on le voyait lui et son équipe, tracter.
J’aime ce dévouement et ce n’est donc pas contre l’UMP que je voterai mais bien pour une nouvelle gauche plus jeune. Demain, pour les cantonales, mon bulletin sera socialiste.
19:30 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, versailles, cantonales, alain schmitz, jean-christophe aglaé, modem, blog politique









