18.10.2009
Jean Sarkozy, un fils à papa ?
Jean Sarkozy, un fils à papa : alors comme pour son papa - souvenez-vous du trou du cul du web - , j'ai eu l'envie de lancer un Google Bombing contre le fiston. J'ai lancé l'idée sur Twitter, et beaucoup de personnes enthousiastes m'ont répondu. Alors tentons l'expérience.
L'objectif est simple, amusant et double : que les internautes arrivent sur le site de Jean Sarkozy en tapant "fils à papa" dans Google ; et que les internautes arrivent sur la définition de fils à papa dans le wiktionnaire lorsqu'ils tapent "Jean Sarkozy" dans Google.
Le principe est simple (pour plus d'explications, la page wikipedia consacrée au Google Bombing).
Pour y participer donc : il faut multiplier les points de contact sur le web (forum, blogs, etc). Et écrire "fils à papa" qui pointe vers http://www.jeansarkozy.org/. Et écrire "Jean Sarkozy" qui pointe vers http://fr.wiktionary.org/wiki/fils_à_papa.
Qui est partant ? Plus on est de fous, plus on se marre, plus cette opération cyber-militante a de chances de réussir.
Selon l'idée de Luc Mandret : http://www.lepost.fr/article/2009/10/18/1747993_google-bombing-jean-sarkozy-fils-a-papa.html
20:30 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, fils à papa
20.03.2008
Quand l'élégance devient de la lâcheté
Il y a de ça quelques jours, le premier tour des élections s’est déroulé. Après ce tour, certaines listes ont souhaité donner des consignes de vote. Et d’autres, non. La plupart du temps, ces listes, qui ne donnent pas de consigne, usent de la célèbre formule « je ne suis pas propriétaire des voix de mes électeurs ».
Voilà où je veux en venir.
J’admire l’élégance de cette remarque car aucun candidat ne doit se sentir investi par une mission divine, grâce aux votes de ses électeurs. Il faut en effet cesser de péter plus haut que son cul, dés l’instant que des électeurs ont voté pour vous. J’aime donc cette remarque qui m’apparaît souvent comme parfaitement sincère et qui possède une certaine classe, je dois l’admettre.
Toutefois, cette phrase, un peu passe-partout, dénote une certaine lâcheté. En évitant de prendre position, on évite ainsi de froisser nos électeurs par des positions peu catholiques. Finalement, cela revient à les considérer comme des fuyards infidèles qui ne respecteraient pas nos choix et éviteraient de voter pour nous la prochaine fois. Je dois dire que le MoDem, au cours de ces dernières élections a malheureusement, régulièrement utilisé cette méthode.
Je pense que cet esprit de défiance vis-à-vis du citoyen n’est pas une bonne idée. L’Histoire nous a montré que les personnes de caractères ont toujours su s’en sortir. Si nous ne sommes pas d’accord avec ces personnes-là sur tout leur programme, on pourra toujours voter pour eux car ce sont des personnes qui savent ce qu’ils veulent et sur qui on pourra compter en cas de pépins.
Il ne sert à rien d’essayer de garder et de réconforter son électorat par des prises de position inexistantes. Je pense que l’électeur apprécie les prises de position, même les plus controversées, quand elles sont savamment argumentées. Cessons de prendre l’électeur pour un imbécile.
François Bayrou avec son désormais célèbre « Je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy » a tout à fait suivi ce principe. Dommage qu’il n’en ait pas été de même pour toutes les listes modem.
08:27 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement democrate, modem, bayrou, consignes de vote, blog politique, barthalon
29.11.2007
Quand la France, berceau des droits de l'Homme renit une démocratie...
J'ai entendu hier partout la nouvelle du jour : plus de 20 milliards de contrat obtenus par Nicolas Sarkozy en Chine. On ne peut que se féliciter de cette nouvelle. Enfin, de l’argent va rentrer dans la balance commerciale, largement déficitaire, de la France vis-à-vis de la Chine. J’y reviendrai sûrement dans un prochain article.
Car selon moi, il y a eu quelque chose de bien plus grave déclaré lors de ce voyage en Chine. Ce quelque chose c’est ça : « il n’y a qu’une seule Chine ».
Enoncé par Nicolas Sarkozy lors de conférence de presse commune avec le président de la Chine et répété par David Martinon, cette phrase m’a profondément énervé. Car même si cette position n'est pas nouvelle, elle n'en demeure pas moins scandaleuse.
Depuis 1971, l’ONU a comme principe celui d’une seule Chine, la République Populaire de Chine (RPC). Cette Chine a tous les torts qu’on lui reconnaît : dictature politique, liberté d’expression inexistante et autres joyeusetés que nous réservent les régimes communismes. Mais il existe une autre Chine : Taiwan, Formose, que l’on nomme parfois République Démocratique de Chine (RDC).
Bref rappel historique.
En 1945, l’île, qui était devenu propriété du Japon depuis 1895 et la guerre sino-japonaise, devient indépendante. En 1947, les nationalistes chinois prennent le pouvoir dans le sang avec plus de 20 000 personnes tuées.
Pourtant, Taîwan réussit à conserver son indépendance et son fauteuil à l’ONU grâce à l’aide américaine.
En 1971, le président Reagan se rend en Chine et retire son soutien à la RDC. Cela entraînera la fin de la représentation politique de la RDC à l’ONU, ainsi que la mise en place du principe d’une seule Chine.
La RPC considère en effet, Taïwan comme une province rebelle et souhaite son isolement politique et économique.
Taïwan se comporte cependant comme un état indépendant et possède, depuis 1996 d’un parlement démocratique et d’un président élu au suffrage universel direct. C’est d’ailleurs dans cet esprit que les Etats-Unis ont toujours apporté une aide financière à Taïwan, seul entrave capitaliste dans une mer communiste.
Pour en revenir au sujet, au même titre que le Tibet, Taïwan doit être reconnu comme un pays à part entière.
Il est temps pour nos politiques d’enfin se mouiller, quitte à froisser la quatrième puissance économique mondiale. On dit souvent que la France est le pays des droits de l’Homme et est dirigée par des principes.
Il serait temps de les mettre en pratique et de soutenir les démocraties modernes face aux dictatures de l’ancien temps.
19:31 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Taïwan, chine, sarkozy, blog politique, barthalon
22.11.2007
Une banale journée de grève
Tiit, tiit, tiit. 6h. Le réveil sonne. Vite la douche.
Les vêtements. Chauds. Il pleut dehors, il fait froid. Je presse le pas pour arriver à la gare, le train est à 7h08. Faut pas le louper, le prochain sera une demi-heure après.
St-Lazarre. 7h42. Je me glisse hors du train dans une foule compacte. Compacte et silencieuse. Malgré la présence de tant de personnes, il n’y a que peu de bruits, les conversations sont absentes, le bruit familier des trains, inexistant. Seuls résonnent les rires bruyants d’un groupe de personnes. Ce sont des cheminots. Ils semblent extérieurs à toute agitation. Certains ont un gobelet fumant à la main, d’autres contemplent la foule, l’air sombre.
Quelques voyageurs leurs lancent des regards. Ni de haine, ni de soutien. Juste de la curiosité. Comme pour un évènement étonnant.
Je devine les questions qu’ils se posent car je me les pose moi-même. Font-ils grève ? Ou au contraire, travaillent-ils ? Ayant d’autres préoccupations plus immédiates, la foule avance. On lit sur les visages la lassitude, l’indolence. On suit le mouvement sans se diriger réellement.
La grève tranquille, la grève languissante, la grève lassante.
Je sort de la gare et me dirige vers le passage du Havre. La pluie s’est arrêtée. J’entends les crieurs de 20 minutes et Matin Plus qui se battent pour mieux nous fournir leurs infos. Aucun n’aura ma préférence ce matin.
Sur le parvis, un camion de France-inter. Un journaliste, assis à l’intérieur, lis le canard enchaîné, étranger à l’agitation silencieuse de la gare. La camionnette de Canal Plus, bardée de paraboles est quand à elle, complètement vide.
Je descend prendre mon métro, ligne 3, direction Gallieni. Le quai. Bondé.
Je regarde le panneau d’indication d’attente. 8 minutes. Seulement. Je prends patience.
La rame arrive. La pression sur le quai augmente. Les portes s’ouvrent. Les personnes qui en sortent font face à un mur humain. Je me glisse dans la rame. J’entends la sonnerie. Ouf, c’est fait j’y suis.
Je descendrai quelques stations plus tard, heureux d’être enfin arrivé en cours. Et le soir, ce sera pareil pour le retour. Comme des millions de mes concitoyens, j’aurais survécu à une banale journée de grève.
07:37 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, blog politique, barthalon
18.11.2007
Birmanie ou Cécilia ?
Et voilà, la révolution est finie.
Les télés ont montré les images des jeunes birmans se faisant exécuter par le régime (attention, c’est sanglant, il y aura de l’audience) et malgré que la dictature birmane soit toujours en place, les unes de nos quotidiens préférés reviennent vers des sujets plus proches de nous : la liaison de Cécilia et de Nico, les détails de l’ADN de Fillon, les grèves de la SNCF.
Par ce dénouement que tout le monde connaissait avant de l’avoir écrit, je me pose une question : quels sont les moyens de pressions que nous possédons pour faire fléchir des gouvernements irrespectueux des droits de l’homme ?
Nous sommes en pleine mondialisation, mondialisation que je défends pour la liberté d’échanges. Malheureusement la crise birmane a mis à jour le côté dégueulasse de la mondialisation : avoir les produits les moins chers à tout prix, et même aux prix des libertés individuelles. On a beau faire pression avec la communauté internationale, cette dernière n’a comme seule arme à sa disposition, le blocage des aides à ce pays. Les paysans de ce pays pauvre apprécieront. En réalité, ces aides arriveront quand même par l’intermédiaire des très nombreuses ONG présentes sur place et sans qui aucun pays de cette région ne s’en sortirait.
Mais c’est vrai qu’un beau discours devant des dizaines de chefs d’états à l’ONU, ça le fait bien quand même. En se donnant un semblant de stature internationale, un président rehausse sa position à l’intérieur. Dominique de Villepin en est un bon exemple. Par un seul discours, il est devenu premier ministre et aurait même pu participer aux présidentielles si un certain Sarkozy ne l’avait pas… hum… comment dire ? Evincé ? Non, trop gentil. Foutu dans la merde ? Plus réaliste déjà. Car Clearstream n’est rien d’autre qu’un beau tas de fumier où personne n’y comprend plus rien. Surtout Nico : « Je ne suis que la victime d’une manipulation honteuse ».
Mais revenons à nos birmans. Je disais que la mondialisation a des côtés pourris. Tapons sur Total, ce n’est sûrement pas la plus exposé, mais les français aiment les boucs émissaires, si en plus c’est une multinationale française qui a réussi à l’étranger, c’est encore mieux. Les français n’aiment pas la réussite et n’aiment pas non plus les étrangers. Passons.
Les principales ressources de la Birmanie sont les taxes payées par les entreprises étrangères. Et ces dernières sont nombreuses en Birmanie, tout comme en Chine, d’ailleurs, pays au moins aussi respectueux des droits de l’Homme que Jospin de Ségolène. Et voilà, en réalité les moyens de pressions que nous simples con-sommateurs et simples con-citoyens avons. Cessons d’acheter les produits made in Birman (Mince, j’ai écrit en anglais, le français n’aime pas non plus l’anglais) ou made in China.
Mais non. Pourquoi acheter une grolle made in France (c’est affreux cette habitude) à 50 € alors qu’à côté la grolle made in poor countries à 20. Le portefeuille contrôle le monde. C’est de là que vient le grand souci de la mondialisation. La mondialisation pousse le consommateur à acheter moins cher et ce dernier s'empressera de le faire. Pourquoi le Français dont le pouvoir d’achat baisse jour après jour, achèterait plus cher ? Le Français s’en fout car il est égoiste. En plus, c’est bientôt Noël et il commence à faire froid.
Et dans la rue, les SDF commence à crever.
Et en Birmanie, le sang continue de couler.
10:25 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, mondialisation, sarkozy, blog politique, barthalon
La politique pour un nul.
Mais qu’est-ce donc que la jeunesse en politique ? Depuis bientôt deux années, je suis majeur. Mais quel droit cela me donne ? Aucun. Je donne mon opinion, mais elle n’est pas écoutée. J’ai plus de portée en écrivant sur un blog anonyme qu’en parlant en réunions publiques. Car en politique, la jeunesse est un vilain défaut.
Depuis que je suis entré dans le domaine, je suis allé, à plusieurs reprises, dans les réunions de quartiers du MoDem. En ce moment, "on" travaille sur les municipales, sur les questions à se poser pour que les conditions de vie, déjà excellentes à Versailles, s’améliorent encore. "On" fournit aussi des propositions que défendront notre candidat.
Dans ces réunions, la moyenne d’âge s’établit autour de 35, 40 ans. Souvent cadre moyen dans une grosse boîte mais où ils n’ont pas les postes essentiels, j’ai l’impression que ces gens, que l’on qualifierait aisément de classe moyenne, qui n’arrivent pas à s’émanciper dans leur job, s’occupent d’extirper lors de ces réunions politiques, de ces séances de psychanalyse, les problèmes qui les concernent, et connaissent mieux que quiconque les problèmes de leurs voisins.
A de très rares exceptions, toutes les personnes présentes donnent le meilleur d'eux-mêmes dans le but inavoué, mais d'autant plus présent, d'être reconnu comme utile par les autres membres. Tous veulent être reconnu comme meilleur que leurs voisins, plus intelligent qu'eux. En politique, la fierté n'est pas un mot abstrait. Elle se ressent dans toute la pièce, on la caresse quand on entend parler quelqu'un et on la goûte dés que l'on prend la parole. Quel délicieux met que de s'écouter parler ! En politique, c'est la nouriture première.
Est-ce cela la fameuse démocratie participative ? Celle où la voix du simple citoyen se transforme en projet politique ? Où est-ce, tout simplement, des groupes de psychologie genre alcooliques anonymes, pour adultes aigries souhaitant interférer sur le mode de vie de leurs voisins ? Sans doute un curieux mélange des deux.
Moi, en tant que jeune adhérent, qu’ai-je réellement fait pour le parti, si ce n’est coller des affiches et tracter aux marchés ? Rien. Je prends de temps en temps la parole aux réunions. Poliment, on m’écoute. On répond même à mes interrogations les plus profondes. Mais c’est tout. Les quelques propositions que je fais ne sont pas étudiées, les quelques doutes que j’émet, pas entendus.
La jeunesse. L’inexpérience. La naïveté.
Je ne compte pas rendre ma carte du MoDem. Le discours que tient François Bayrou me parait toujours en accord avec mes opinions. Par compte, rien n’est moins sur que je continue à aller aux réunions politiques, où j’ai certes appris des choses, mais surtout compris que j’étais jeune et con.
10:10 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, jeunesse, blog politique, barthalon
16.10.2007
Grève Générale
Et voilà, Jeudi, je ne pourrais aller en cours et je ne pourrais pas non plus aller travailler.
Car chez moi, le rer sera fermé et les trains passeront à raison d'un par demi-heure en heure de pointe. Et combien d'argent va couter cette grève à la France ? Entre les employés en retard, les rendez-vous reportés, les prises massives de RTT... la facture risque au final d'être élevée. Mais parlons de la grève.
Les régimes spéciaux sont une honte de la France. Je suis étudiant et je travaille à mi-temps dans un fast-food. Préparer des burgers et les vendre à des clients, pas toujours sympathiques, est mon lot quotidien. En plus d'une pression permanente exercée que ce soit par les manageurs que par les clients, nous travaillons toujours debouts et sommes payés au SMIC sous des températures supérieurs à 40 degrés. Je ne me plains pas. J'ai besoin d'argent pour mes études, je travaille et je suis payé. Cela me suffit.
Aujourd'hui, les chauffeurs SNCF sont assis dans des cabines climatisées et appuient sur un bouton pour faire fonctionner le train. J'ai beau déployer des efforts considérables, je n'arrive pas à voir la pénibilité dans ce domaine.
Ce matin, en prenant mon train, j'ai eu un tract CGT ( http://www.cfdtcheminotscentre.org/files/Tracts_Usagers_g... ) qui m'a notamment appris le fait que la grève concerne également le fret. Je dois dire que je l'ignorais. Et aucun des journaux que je lis quotidiennement me l'avaient appris : 20 minutes, Le Monde, La Tribune... Bel exemple de désinformation... Bref après vérification sur les sites de la SNCF et de la CGT, la revendication du fret existe bien et est tout à fait justifiée, connaissant la situation critique du fret. Dommage que les journaux n'en parlent pas. Même si je considère que c'est quand même un prétexte supplémentaire pour entrer en grève.
Autre chose peu connue, les syndicalistes ont la possibilité de faire la grève sans la faire. Ils déclareront jeudi, une journée syndicale leur permettant d'être payé, tout en pouvant aller manifester. Du site même de la CGT on trouve : "Chaque salarié a le droit de s'absenter 12 jours par an en formation syndicale. Toutefois le total des jours d'absence annuel dans une entreprise est limité (par exemple : 36 jours pour 50 salariés et 60 jours pour 100 salariés). La CGT revendique l'augmentation de ces droits." Je crois que tout est dit.
Le fait est que jeudi, des millions de personnes auront des difficultés immenses pour aller bosser. Un comble au pays du travailler plus...
21:49 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : grève, actualités, cgt, blog politique, barthalon
18.09.2007
Quand les ménages américains influencent la politique intérieur française.
Revenons sur un évènement important qui a eu lieu cet été et dont les conséquences se découvrent à peine. Je veux parler de la crise financière qui a fait paniqué un grand nombre de bourses, et qui a donnée des cernes à un maximum d’économistes et de banquiers.
En réalité, je souhaite surtout discuter de la gestion française actuelle de l'économie à travers la crise économique de cette étés Revenons à l’origine de la crise.
Acte 1 : Aux Etats-Unis l’immobilier a le vent encore plus en poupe qu’en France. Chaque année, depuis vingt ans, les prix augmentent de 5 à 10%. Cette augmentation permanente a donné naissance à de nouvelles banques. Ces banques prêtent de l’argent, à des taux importants, à des ménages surendettés afin qu’ils puissent acheter un bien immobilier. En cas de problème de remboursements, la banque pouvait toujours faire saisir le bien immobilier, le vendre et même réaliser une coquette plus-value grâce à la croissance de l’immobilier. Ce sont les « subprimes ». Un placement donc très rentable pour les banques étrangères (notamment BNP Paribas) qui sont toujours à la recherche d’investissements rentables pour leurs clients.
Acte 2 : A cause d’une croissance molle des prix de l’immobiliers ainsi qu’un nombre de plus en plus importants de ménages qui sont dans l’incapacité de rembourser, de nombreuses banques américaines, spécialisées dans les subprimes, se sont déclarées en faillite car incapables de rembourser l’argent que leur avaient prêté les grosses banques américaines ainsi que certains fonds étrangers.
Acte 3 : Comme cela est souvent le cas, les chutes des différents indices boursiers a diminué la confiance des investisseurs et surtout, a provoqué un sentiment d’inquiétude chez « monsieur tout le monde ». Et c’est de là, que la crise uniquement américaine est devenue mondiale. Les investisseurs étrangers rapatriaient leurs capitaux, afin de limiter la casse mais ne les réinjectaient pas forcément dans leurs propres économies, par peur d’un contrecoup. Un contrecoup qu’ils ont eux-mêmes créés, en réalité.
Voilà le déroulement rapide de la crise des subprimes. Mais maintenant attaquons le côté amusant de l’opération. D’une simple affaire uniquement américaine, cela va jouer sur la politique intérieur française. Je m’explique.
Notre gouvernement, fraîchement élu, doit mettre en place toute une batterie de réformes destinées à soutenir « un pays qui va mal ».
Déjà, je suis pas d’accord sur le mal français, qui selon moi, n’existe que dans les esprits. La France est et reste toujours une super-puissance. Une super-puissance militaire, d’abord : l’arme nucléaire, l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire… sont autant d’exemples.
Mais surtout, et je crois que c’est là où je suis en profond désaccord avec les reste de mes compatriotes, une super-puissance économique et où le travail est toujours bien présent. D’après le tout récent rapport du BIT (Bureau international du travail), les français sont à la troisième position mondiale en terme de productivité horaire et cet élément progresse toujours depuis vingt-cinq ans. L’un des principaux soucis financier vient en réalité du gouvernement et non d’un libéralisme que beaucoup veulent faire croire sans règle. La dette française demeure toujours le point noir des gouvernements successifs. Rendons cependant hommage au président du MoDem qui a su la rendre si tristement célèbre.
Carton rouge à Eric Woerth et à sa magnifique tirade : « freiner la baisse des déficit ». Déjà la tournure de la phrase est magnifique. On a bien besoin de quelques instants de calme pour savoir ce que notre cher ministre du budget dit réellement.
Aujourd’hui la crise américaine, qui se traduit par une baisse de la croissance en France va réellement empêcher de nombreuses réformes. Et le gouvernement répètera à l’unisson : la baisse de la croissance n’empêchera en aucun cas les réformes nécessaires à notre cher (riche, plutôt) et beau pays. Si c’est le cas, cela se traduira par une augmentation du déficit français. En parlant et dans un autre contexte, je suis scandalisé d’entendre Monsieur Sarkozy critiquait l’euro fort, alors que c’est ce dernier qui finance le déficit français.
En France, on trouve ça scandaleux que le dollar finance le déficit américain. Ne dit on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ? Il serait temps de s’en souvenir.
18:55 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités, barthalon, blog politique, crise économique
12.06.2007
L'UMP n'a qu'un seul président
J'ai appris, il y a peu, que l'UMP ne souhaitait pas avoir un président. Je cite Patrick Devedjan « Nous craignons, à terme, avec la logique de la vie politique, qu'un président de l'UMP ne soit un jour conduit, peut-être par une ambition personnelle légitime dans le fond (...), à utiliser l'UMP pour entrer en conflit avec le président de la République ». Je dois avouer qu'une telle franchise me surprend, le pire étant qu'il a réussi à dire tout cela sans rire.
Nicolas Sarkozy ne doit naturellement pas être rapproché de cette méthode. Non. Impossible. Jamais il n'aurait utilisé le parti de Chirac pour s'en servir contre Chirac.
On croirait, alors que Nicolas Sarkozy vient à peine d'être élu président, qu'il craint déjà, pour sa propre succession, un coup de poignard dans le dos. Le même coup de poignard qu'il l'a parachuté à la mairie de Neuilly, le même coup de poignard qu'il l'a placé à la tête du plus grand parti de France et finalement, le même coup de poignard qui l'a propulsé à la tête de la France.
Question coup de poignard dans le dos, je crois qu'on a affaire à un véritable spécialiste qui en a usé et abusé tout au long de sa déjà longue carrière politique. Il faut croire que cela lui a réussi.
L'Histoire se répète, le président s'en souvient et fera tout pour ne pas devenir un César.
Matthieu Barthalon
12:10 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, président, blog politique, barthalon
06.06.2007
Coupure de journal
Par mon école, j'ai pas mal de journaux gratuitement, notamment Les Echos. Je ne sais si ce quotidien est de droite ou de gauche, le libéralisme ne devant plus être, selon moi, l'apanache de la droite. Voici une chronique intéressante de Favilla.
Le monde va bien et mal
Sur le plan économique, le monde n'a sans doute jamais été en aussi bonne santé. Malgré la mondialisation, les « vieux » pays développés, lorsqu'ils ont le courage de s'adapter, tirent bien leur épingle du jeu. Grâce à la mondialisation, trois pays-continents, la Chine, l'Inde et le Brésil, représentant à eux seuls près de la moitié de la population mondiale, connaissent depuis deux décennies une croissance annuelle de 5 à 10 %. Certes, cette croissance ne profite pas également à tous et les inégalités ont tendance, elles aussi, à croître. Mais, chez ces nouveaux invités à la table du développement, les inégalités se creusent davantage par explosion des revenus du haut de l'échelle que par implosion de ceux du bas. La preuve en est que, selon les statistiques des agences internationales, environ 60 millions de personnes sont passées l'an dernier au-dessus du seuil de pauvreté.
Un tel résultat pourrait donner à espérer que le climat politique mondial s'apaise. Ce serait une traduction concrète de la théorie de Montesquieu sur les vertus du « doux commerce ». Or, à l'évidence, le logiciel de traduction est défaillant. Inutile d'insister sur le chaos irakien et ses répercussions loco-régionales, sur le problème du nucléaire iranien ou sur l'impasse israélo-palestinienne. Tous ces sujets sont, hélas, bien connus. Mais il faut noter aussi que le balancier repart du mauvais côté en Afghanistan, menacé d'être à nouveau plongé dans la nuit talibane, et surtout au Pakistan et en Indonésie, les deux pays musulmans les plus peuplés, dont l'un est doté de l'arme nucléaire, où des forces fanatiquement hostiles à la modernité cherchent à abattre des gouvernements compatibles avec l'Occident. Enfin, après une euphorie passagère due à la chute du communisme, l'Empire russe et ses marches occidentales émettent des signaux inquiétants. L'Ukraine semble tellement tiraillée entre l'Est et l'Ouest que certains évoquent le spectre de la guerre civile. La Russie, elle-même traumatisée par son effondrement idéologique, moral et démographique, réagit, comme l'Allemagne après le traité de Versailles, par une pathologie nationale qui, après s'être d'abord exercée sur les malheureux Tchétchènes, se tourne aujourd'hui, sous prétexte d'espions empoisonnés, vers l'Angleterre, avant peut-être de s'étendre demain à toute l'Europe.
Comment comprendre la coexistence au niveau mondial d'une euphorie économique et d'une dépression politique ? On remarquera que ce n'est pas la première fois. Toutes proportions gardées, la guerre de 1914 s'est déclarée après une longue phase de croissance économique en Europe. Cela signifie sans doute que les ressorts identitaires, que les conflits de valeurs peuvent à certains moments de l'Histoire être beaucoup plus puissants que le simple commerce. Il convient donc de leur porter grande attention en se gardant bien de croire que des intérêts économiques convergents produisent nécessairement des valeurs communes.
Très intéressant sujet de réflexion, quand on sent renaitre les tensions entre la Russie et le reste du monde ou quand on entend les menaces de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Revenons d'abord sur les ressorts identitaires : sujet au coeur de la campagne présidentielle française et qui a eu un certain succès si j'en crois la création d'un ministère qui lui est dédié.
Les "ressorts identitaires", ces valeurs si souvent décriées, peuvent-elles réellement être exacerbées par la mondialisation et ses laissés-pour-compte ? Je crois me rappeler qu'en 1939, l'Allemagne était le premier partenaire commercial de la France. On ne peut nier qu'un mouvement identitaire existe en France et devient chaque jour plus puissant. Je dis mouvement identitaire pour ne pas dire nationalisme. Non. Cela ne se ferait pas, ce serait un gros mot. Je suis français de souche, j'aime mon pays, mais je suis véritablement scandalisé quand j'entends parler ici et là de la de ce qu'est être français aujourd'hui. Nous sommes tous français, nous sommes tous européens, nous sommes tous terriens. Quelques soient nos signes distinctifs (pour ne pas dire couleur de peaux, ça nous plus, cela ne se fait pas), nos croyances et nos origines. Certes les mentalités évoluent, mais on ne peut prédire les comportements de contemporains dont j'ai de plus en plus de mal à cerner les véritables intentions.
De nombreux auteurs de fictions clament que nous vivons notre meilleure période à l'heure actuelle. Personnellement, je considère que l'économie serait à même de régler tous les conflits et de mettre à plat les tensions : le plan Marshall vis à vis de l'Europe et son équivalent japonais, en sont les plus vifs représentants. Peut-elle en créer de nouvelles ? C'est, je dois dire, une question qui me tarraude, depuis quelques temps. La Chine m'inquiète tout particulièrement.
Rendez-vous compte ! Un pays non démocratique, responsable du massacre de millions de personnes et dont on vient d'apprendre qu'avec 1.200 milliards de dollars américains de trésorerie, elle serait prête à commencer à racheter des entreprises privées. A l'image, en réalité, de ce que réalisent les fonds de pensions américains, mais avec des moyens bien plus importants. Que penser de cela si ce n'est que demain peut-être, les entreprises privées françaises deviendront des entreprises publiques, mais chinoises. Il serait temps de règlementer un minimum l'espace économique chinois, car aucune entreprise ne pourra résister aux offres de la quatrième puissance mondiale.
Matthieu Barthalon
09:10 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : international, blog politique, barthalon









