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12.03.2008

Le point sur les cantonales de Versailles-Nord

Je ne l’ai jamais caché, je suis militant MoDem et je me suis particulièrement investi dans la campagne des cantonales. Avec 47,17 % des voix, Alain Schmitz sera le prochain élu, il est donc temps d’analyser ce résultat.

Cette élection a été une élection de seconde zone : les partis politiques étaient bien plus impliqués dans les municipales, et les citoyens ne connaissent pas vraiment le rôle du Conseil Général.



Tout d’abord, cette élection marque le retour en force d’Alain Schmitz qui a augmenté de plus de 10 points son score précédent. Je n’ai pas trouvé qu’il ait vraiment fait campagne. Son blog était cependant prêt très tôt et il a suffit qu’il fasse quelques marchés pour qu’il se rappelle au bon souvenir des électeurs. Toutefois, il me semble que le logo UMP a été déterminant dans le choix des votants.

Au PS, Jean-Christophe Aglaé a, quant à lui, tracté bien plus. Et son score est très encourageant. Faisant parti de la nouvelle génération PS, il est bien plus réaliste que la manne centrale socialiste et préfère regarder vers le centre que vers l’extrême gauche.
Je ne sais pas encore si je lui apporterai mon vote, vu les quelques divergences d’idées que nous avons. Si je vote pour lui, ce sera pour sa jeunesse et pour un nouveau PS. Il faut encore que j’y réfléchisse et regarde attentivement les programmes des deux candidats.

C’est là, la joie d’être au centre, c’est qu’à chaque second tour, nous avons encore le luxe de faire un choix. Et ce choix est en permanence soumis à la réflexion. Cela a donné Royal aux présidentielles, Pinte aux législatives et de Mazières aux municipales. Et donc peut-être Aglaé aux cantonales.   

Ensuite, troisième place pour l’URV malgré la présence du FN. C’est là qu’est ma grande déception : de voir le MoDem derrière le pion de Lesquen.



Voilà le gros sujet : le MoDem. C’est une vrai catastrophe que de voir ce parti nouveau, censé être différent que les deux poids lourds, soumis aux mêmes rivalités, au même souci d’ego. Avec une seule liste, nous aurions sûrement pu se maintenir au second tour.

Je considère cette double présence du MoDem, une traîtrise non seulement pour l’image du MoDem, mais aussi pour l’électeur. En tant qu’assesseur, j’ai surveillé le dépouillement et j’ai vu des enveloppes avec un bulletin modem de chaque liste. Quand on a bossé dans ces listes, quand on est censé se mettre au service du citoyen, nous avons un devoir de respect, de confiance vis-à-vis de l’électeur. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir trahi la confiance que les électeurs mettaient dans le mouvement démocrate.

Et nous en sommes au modem sûrement tous plus ou moins responsables. Nous allons absolument devoir se rassembler sous la même étiquette. Il était impossible de dialoguer avant les élections. Maintenant qu’elles sont passées, prenons la direction de l’avenir où tous les adhérents modem seront de nouveau rassemblés pour un objectif commun. Intellectuellement, comment peut-on être les représentants d’un parti qui se veut pour le dialogue en refusant tout dialogue a l’intérieur même de ce parti ?

Il n’en va pas seulement de l’image du modem, mais cette élection a été aussi un formidable gâchis de compétences et de temps. Ce n’est qu’avec un modem versaillais fort et rassemblé à l’intérieur que nous serons en mesure de faire à l’avenir des campagnes efficaces et gagnantes.

22.02.2008

La campagne pour les cantonales versaillaises commence enfin !

Décevant et dispersé. Le MoDem aura été décevant et dispersé dans les municipales versaillaises (avec une liste dissident Modem Versailles Libre équipe qui s'est crée democratiquement sans aucune concertation avec le MoDem...)

 

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Mais pour les cantonales, le MoDem va essayer d'être uni, bien que ca va être dur, le MVL a également investi deux candidats.

En attendant l'exclusion du MoDem de ces dissidents, parlons des cantonales dont voici le clip de campagne !

 

29.11.2007

Quand la France, berceau des droits de l'Homme renit une démocratie...

J'ai entendu hier partout la nouvelle du jour : plus de 20 milliards de contrat obtenus par Nicolas Sarkozy en Chine. On ne peut que se féliciter de cette nouvelle. Enfin, de l’argent va rentrer dans la balance commerciale, largement déficitaire, de la France vis-à-vis de la Chine. J’y reviendrai sûrement dans un prochain article.


Car selon moi, il y a eu quelque chose de bien plus grave déclaré lors de ce voyage en Chine. Ce quelque chose c’est ça : « il n’y a qu’une seule Chine ».


Enoncé par Nicolas Sarkozy lors de conférence de presse commune avec le président de la Chine et répété par David Martinon, cette phrase m’a profondément énervé. Car même si cette position n'est pas nouvelle, elle n'en demeure pas moins scandaleuse.



Depuis 1971, l’ONU a comme principe celui d’une seule Chine, la République Populaire de Chine (RPC). Cette Chine a tous les torts qu’on lui reconnaît : dictature politique, liberté d’expression inexistante et autres joyeusetés que nous réservent les régimes communismes. Mais il existe une autre Chine : Taiwan, Formose, que l’on nomme parfois République Démocratique  de Chine (RDC).


Bref rappel historique.

En 1945, l’île, qui était devenu propriété du Japon depuis 1895 et la guerre sino-japonaise, devient indépendante. En 1947, les nationalistes chinois prennent le pouvoir dans le sang avec plus de 20 000 personnes tuées.


Pourtant, Taîwan réussit à conserver son indépendance et son fauteuil à l’ONU grâce à l’aide américaine.
En 1971, le président Reagan se rend en Chine et retire son soutien à la RDC. Cela entraînera la fin de la représentation politique de la RDC à l’ONU, ainsi que la mise en place du principe d’une seule Chine.

La RPC considère en effet, Taïwan comme une province rebelle et souhaite son isolement politique et économique.

Taïwan se comporte cependant comme un état indépendant et possède, depuis 1996 d’un parlement démocratique et d’un président élu au suffrage universel direct. C’est d’ailleurs dans cet esprit que les Etats-Unis ont toujours apporté une aide financière à Taïwan, seul entrave capitaliste dans une mer communiste.


Pour en revenir au sujet, au même titre que le Tibet, Taïwan doit être reconnu comme un pays à part entière.
Il est temps pour nos politiques d’enfin se mouiller, quitte à froisser la quatrième puissance économique mondiale. On dit souvent que la France est le pays des droits de l’Homme et est dirigée par des principes.


Il serait temps de les mettre en pratique et de soutenir les démocraties modernes face aux dictatures de l’ancien temps.

24.11.2007

Santini a une curieuse façon de gérer son blog !

Alors si j’avais cru ça !

En me baladant sur certain sites politiques, j’en suis venu à aller voir le blog de notre cher secrétaire d’état auprès du ministre du Budget, chargé de la Fonction publique, j’ai nommé  André Santini.

J’ai toujours apprécié ce politicien. Ses prises de position en faveur des nouvelles technologies, notamment internet, son excellente gestion d’Issy-Les-Moulineaux… Bref un politicien que j’aime beaucoup, malgré le fait qu’il ait soutenu Nicolas Sarkozy aux présidentielles 2007. Depuis il fait même l’objet d’une mise en examen

Mais que voulez-vous ? On ne peut être déçu que par quelqu’un en qui on a eu confiance.
 

Je remarque cependant l’étrange façon dont il gère son blog (http://www.andre-santini.net/as-blog.htm) .

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http://img515.imageshack.us/my.php?image=sitesantiniffqh3.jpg



Mais ça marche aussi sur Internet Explorer.

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http://img49.imageshack.us/my.php?image=sitesantiniiete7.jpg






Celui qui avait déclaré un jour : « Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique. » a décidément bien changé, il mêle les deux maintenant.

23.11.2007

Des diamants de sang

Tiens, je parlais de la Birmanie il y a quelques jours, voici une pétition la concernant.

Des négociants en pierres précieuses, notamment américains, appellent au boycott des pierres précieuses en provenances de Birmanie. Selon eux, le revenu des ventes des diamants rapporterait entre 40 et 400 millions d’euros par an à la junte birmane.

Les américains, par l’intermédiaire de la prestigieuse Human Right Watch,  ont dénoncé un commerce qui « soutient les violations des droits de l’homme ».

Maintenant, on n’est plus dans « Blood Diamond ». C’est la réalité, et cela se passe loin de chez nous. Mais malheureusement, c’est nous qui sommes en première ligne, c’est nous, consommateurs, qui achetons les diamants.

Et c’est cet argent qui se retrouve dans les mains des militaires birmans sous forme d’armes. Ces armes qui ont abattus 3 moines innocents, il y a de ça, moins de deux mois.

Souvenez-vous c’était le 26 septembre, à Rangoon, un peuple essayait de goûter au mot liberté.

22.11.2007

Une banale journée de grève

Tiit, tiit, tiit. 6h. Le réveil sonne. Vite la douche.

Les vêtements. Chauds. Il pleut dehors, il fait froid. Je presse le pas pour arriver à la gare, le train est à 7h08. Faut pas le louper, le prochain sera une demi-heure après.



St-Lazarre. 7h42. Je me glisse hors du train dans une foule compacte. Compacte et silencieuse. Malgré la présence de tant de personnes, il n’y a que peu de bruits, les conversations sont absentes, le bruit familier des trains, inexistant. Seuls résonnent les rires bruyants d’un groupe de personnes. Ce sont des cheminots. Ils semblent extérieurs à toute agitation. Certains ont un gobelet fumant à la main, d’autres contemplent la foule, l’air sombre.

Quelques voyageurs leurs lancent des regards. Ni de haine, ni de soutien. Juste de la curiosité. Comme pour un évènement étonnant.

Je devine les questions qu’ils se posent car je me les pose moi-même. Font-ils grève ? Ou au contraire, travaillent-ils ? Ayant d’autres préoccupations plus immédiates, la foule avance. On lit sur les visages la lassitude, l’indolence. On suit le mouvement sans se diriger réellement.

La grève tranquille, la grève languissante, la grève lassante.



Je sort de la gare et me dirige vers le passage du Havre. La pluie s’est arrêtée. J’entends les crieurs de 20 minutes et Matin Plus qui se battent pour mieux nous fournir leurs infos. Aucun n’aura ma préférence ce matin.

Sur le parvis, un camion de France-inter. Un journaliste, assis à l’intérieur, lis le canard enchaîné, étranger à l’agitation silencieuse de la gare. La camionnette de Canal Plus, bardée de paraboles est quand à elle, complètement vide.


Je descend prendre mon métro, ligne 3, direction Gallieni. Le quai. Bondé.

Je regarde le panneau d’indication d’attente. 8 minutes. Seulement. Je prends patience.

La rame arrive. La pression sur le quai augmente. Les portes s’ouvrent. Les personnes qui en sortent font face à un mur humain. Je me glisse dans la rame. J’entends la sonnerie. Ouf, c’est fait j’y suis.



Je descendrai quelques stations plus tard, heureux d’être enfin arrivé en cours. Et le soir, ce sera pareil pour le retour. Comme des millions de mes concitoyens, j’aurais survécu à une banale journée de grève.

21.11.2007

Il flambe, il flambe, le baril

C’est hallucinant le prix qu’atteint le baril en ce moment : il se négocie autour de 96 dollars à la bourse de New York et 97 dollars.

Même avec un euros fort (autour de 1,48 $), nous ressentons de plein fouet cette augmentation.

Mais à quoi est due cette hausse continue et qui semble imperturbable ?


Tout d’abord à la Chine. La prochaine première puissance mondiale est en plein développement et sa demande de brut ne cesse d’augmenter. Inciter la Chine à réduire son développement ou lui proposer des solutions alternatives aussi simple que le pétrole, sont des solutions inapplicables dans les conditions actuelles. Il y a donc fort à parier que la croissance de consommation de ce pays ne diminuera pas.

Autre cause, même effet : la situation géopolitique tendue en Amérique du Sud et au Proche-Orient entraîne aussi une hausse des cours. En effet, les prévisions de production de ces pays sont très instables et le marché n’apprécie pas les avenirs incertains.
On peut aussi ajouter à ces problèmes, les difficultés que rencontrent la Russie à établir un pouvoir économique éloigné du pouvoir politique. On en a vu les effets avec le gaz en janvier 2006, où la Russie a supprimé toute livraison passant par l’Ukraine.



Toutes ces inquiétudes profitent à l’Afrique qui commence à devenir le futur réservoir du monde. Il faut pourtant veiller à ce que les entreprises pétrolières ne s’empressent pas de « piller » les pays africains. Mais leurs investissements sont une bonne chose car les entreprises pétrolières sont obligées de se plier aux nouvelles injonctions des états africains, sous peine de se couper d’un approvisionnement qui devient chaque jour plus important.


Nous, consommateur, nous subissons cette hausse de plein fouet sur tous les produits, et pas seulement pétrolier. Car pour amener les produits finis en magasin, il faut les transporter ! Ainsi, les grandes entreprises de transports comme Norbert Dentressangle profite de cette montée des tarifs et l’action est passée en un an de 42 à un peu moins de 80.

Le grand problème c’est que tout dépend du prix du pétrole. Seuls les services semblent en faire abstraction mais tout le reste est soumis au brut.



Du simple camion transportant des légumes à l’industrie exportant ses produits à l’autre bout de la planète, partout l’augmentation des cours pétroliers sont répercutés sur le consommateur. Il devient donc de plus en plus urgent de trouver une énergie alternative, fiable et peu chère. Ce n’est plus seulement une menace écologique, mais bien un risque majeur pour l’économie mondiale

20.11.2007

La LRU face aux bloquages

Etant moi-même étudiant, je suis particulièrement concerné par la nouvelle loi à la mode de Valérie Pécresse. Je vais découvrir ce qu'elle est selon le fascicule distribué par l’Education Nationale et disponible ici : http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/IMG/pdf/interloiNou...

Tout d’abord, avant même de me renseigner sur la teneur de la loi, je tiens à dire que je suis contre les blocages de facultés.

Notamment à cause de l’inutilité que cela apporte. Ce n’est pas par ce biais que le CPE a été abrogé, mais bien par un mouvement mobilisant bien plus de personnes.
Ensuite, notre éducation est trop importante pour se prendre soi-même en otage. Bloquer les fac, c’est l’équivalent de s’allonger par terre devant des camions pour lutter contre le réchauffement de la planète : c’est chouette, on est entre pote, on se fait entendre mais au final absolument rien ne change.

Enfin, la faculté va mal. Ce n’est pas une interprétation, c’est un fait. Elle est de moins en moins attirante pour des étudiants qui n’y vont qu’en dernier recours, et les diplômés qui en sortent sont peu présents dans les cadres d’entreprise.

Résumons un peu la loi avec qui l’UNEF était d’accord.

Donner plus de moyens aux présidents d’université est une bonne chose. Cessons de croire que le ministère est omnipotent. Qui mieux que le Conseil d’administration ou le recteur, ne peuvent disposer des fonds qui leurs sont attribués en les répartissant en fonction des problèmes ? 

Ce que je considère le plus important est que, selon moi, cette réforme renforcera les liens, aujourd’hui quasi-inexistants, entre les entreprises et la faculté. Les entreprises pourront ainsi participer à la création des programmes et ainsi obtenir des employés parfaitement compétents dans leurs domaines. De plus cela pourra aussi profiter aux finances des facs avec la taxe professionnelle qui, aujourd’hui, vient renforcer, quasi exclusivement, les poches des écoles.

On cite souvent la peur de l’augmentation des frais d’inscription. Force est de constater qu’il existe déjà de nombreuses disparités dans ce domaine en fonction des spécialités et des rectorats. A Grenoble, pour médecine, les frais de scolarité s’élèvent à 400 € auquel s’ajoute 320 € de frais de formation. A Paris V on arrive à 700€ de frais de formation et 300 € de frais de scolarité. Ces frais sont souvent réduits à une vingtaine d’euros pour les boursiers, quelque soit l’université.


En fait, mon seul véritable souci de cette réforme reste dans la somme cumulée de ces améliorations. Je m’explique : le recteur avec les nouveaux pouvoirs qu’il possédera, pourra fixer en partie les frais de formation (les frais de scolarité restant à la charge du ministère) et ainsi appliquer par le porte-monnaie des filières d’excellence.
D’ailleurs ils ne se cachent pas cette ambition : http://www.lesechos.fr/info/analyses/4649858.htm écrit par les vice présidents de la Conférence des Présidents d’Université.
Il y a donc un réel risque de système éducatif à deux vitesses. Certaines surprendront par un dynamisme sans faille tandis que d’autres seront malheureusement à la traîne et devront se consacrer sur les premiers cycles.

Mais malheureusement, chaque année, les universités françaises forment des milliers de chômeurs diplômés et on risque « une déroute collective ».

On ne peut donc pas se permettre de se laisser distancer dans un monde où même l’éducation est soumise à la mondialisation et à la concurrence extérieur. Je me prononce ainsi pour cette réforme.

19.11.2007

Nicolas Sarkozy trouve qu'"Il y a trop de musulmans..."


Attention bombe dans les prochains blogs à suivre depuis quelques jours. Nicolas Sarkozy aurait eu des propos très litigieux sur les musulmans. Comme je n’aime pas faire de plagiat, je vous envoie sur le blog du journaliste à l’origine de cette fuite « off the record ».

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/11/sa...

J’entends déjà les défenseurs de notre président : « c’est un journaliste de Libération, c’est donc un homme stupide ne souhaitant que colporter des informations diffamatoires sur notre beau (et immaculé, cela va sans sire) président. » Je tiens à préciser que le blog de Jean Quatremer, a été le premier blog à recevoir le prix Louise Weiss du journalisme européen le 9 mai 2006. Gageons donc qu’il ne s’agit pas d’un provocateur alambiqué.

Passons maintenant aux propos qu’aurait tenus notre adorable (et très gentil) président.

Dans une volonté d’argumenter son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, il a dénoncé le « Trop grand nombre de musulmans présent en Europe » et de leurs difficultés d’intégration.

Je vous laisse digérer l’immondice contenue dans ce langage.

 

Et des chrétiens, il n’y en a pas trop ? Et vu qu’on en ait à stigmatiser les gens selon leurs religions, des juifs il n’y en a pas trop non plus ? Rappel des heures les plus sombres de l’Histoire.


J'en ai marre de ce président qui a des positions extrêmement tendancieuses sur des sujets délicats, j'en ai marre que la solution finale (!) aux grèves soit celle que Bayrou avait toujours suggéré (les négociations par entreprise sous l'intermédiaire de l'état) et par dessus tout j'en ai marre de voir notre président, et par là, l'image de la France, affiché à la une des magazines people du monde entier.



Il n’y a pas à dire, notre cher Nicolas avec son langage de la transparence absolue, continue de nous dévoiler son caractère bien trempé et ce qu’il ressent au fond de lui. Et on en est qu'à 6 mois de mandat...

18.11.2007

Birmanie ou Cécilia ?

Et voilà, la révolution est finie.


Les télés ont montré les images des jeunes birmans se faisant exécuter par le régime (attention, c’est sanglant, il y aura de l’audience) et malgré que la dictature birmane soit toujours en place, les unes de nos quotidiens préférés reviennent vers des sujets plus proches de nous : la liaison de Cécilia et de Nico, les détails de l’ADN de Fillon, les grèves de la SNCF.

Par ce dénouement que tout le monde connaissait avant de l’avoir écrit, je me pose une question : quels sont les moyens de pressions que nous possédons pour faire fléchir des gouvernements irrespectueux des droits de l’homme ?

 


Nous sommes en pleine mondialisation, mondialisation que je défends pour la liberté d’échanges. Malheureusement la crise birmane a mis à jour le côté dégueulasse de la mondialisation : avoir les produits les moins chers à tout prix, et même aux prix des libertés individuelles. On a beau faire pression avec la communauté internationale, cette dernière n’a comme seule arme à sa disposition, le blocage des aides à ce pays. Les paysans de ce pays pauvre apprécieront. En réalité, ces aides arriveront quand même par l’intermédiaire des très nombreuses ONG présentes sur place et sans qui aucun pays de cette région ne s’en sortirait.


Mais c’est vrai qu’un beau discours devant des dizaines de chefs d’états à l’ONU, ça le fait bien quand même. En se donnant un semblant de stature internationale, un président rehausse sa position à l’intérieur. Dominique de Villepin en est un bon exemple. Par un seul discours, il est devenu premier ministre et aurait même pu participer aux présidentielles si un certain Sarkozy ne l’avait pas… hum… comment dire ? Evincé ? Non, trop gentil. Foutu dans la merde ? Plus réaliste déjà. Car Clearstream n’est rien d’autre qu’un beau tas de fumier où personne n’y comprend plus rien. Surtout Nico : « Je ne suis que la victime d’une manipulation honteuse ».



Mais revenons à nos birmans. Je disais que la mondialisation a des côtés pourris. Tapons sur Total, ce n’est sûrement pas la plus exposé, mais les français aiment les boucs émissaires, si en plus c’est une multinationale française qui a réussi à l’étranger, c’est encore mieux. Les français n’aiment pas la réussite et n’aiment pas non plus les étrangers. Passons.



Les principales ressources de la Birmanie sont les taxes payées par les entreprises étrangères. Et ces dernières sont nombreuses en Birmanie, tout comme en Chine, d’ailleurs, pays au moins aussi respectueux des droits de l’Homme que Jospin de Ségolène. Et voilà, en réalité les moyens de pressions que nous simples con-sommateurs et simples con-citoyens avons. Cessons d’acheter les produits made in Birman (Mince, j’ai écrit en anglais, le français n’aime pas non plus l’anglais) ou made in China.



Mais non. Pourquoi acheter une grolle made in France (c’est affreux cette habitude) à 50 € alors qu’à côté la grolle made in poor countries à 20. Le portefeuille contrôle le monde. C’est de là que vient le grand souci de la mondialisation. La mondialisation pousse le consommateur à acheter moins cher et ce dernier s'empressera de le faire. Pourquoi le Français dont le pouvoir d’achat baisse jour après jour, achèterait plus cher ? Le Français s’en fout car il est égoiste. En plus, c’est bientôt Noël et il commence à faire froid.


Et dans la rue, les SDF commence à crever.

 

Et en Birmanie, le sang continue de couler.

 
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