18.11.2007
La politique pour un nul.
Il y a de ça quelques mois, pour être exact en mai 2007, le MoDem a été créé par François Bayrou. Passionné par une campagne que j’ai trouvé très enrichissante par bien des égards, j’ai décidé d’adhérer à ce parti, et je suis donc possesseur de ce bout de plastique bien curieux que l’on appelle une carte de parti. On entendait partout que le MoDem était un parti jeune.
Mais qu’est-ce donc que la jeunesse en politique ? Depuis bientôt deux années, je suis majeur. Mais quel droit cela me donne ? Aucun. Je donne mon opinion, mais elle n’est pas écoutée. J’ai plus de portée en écrivant sur un blog anonyme qu’en parlant en réunions publiques. Car en politique, la jeunesse est un vilain défaut.
Depuis que je suis entré dans le domaine, je suis allé, à plusieurs reprises, dans les réunions de quartiers du MoDem. En ce moment, "on" travaille sur les municipales, sur les questions à se poser pour que les conditions de vie, déjà excellentes à Versailles, s’améliorent encore. "On" fournit aussi des propositions que défendront notre candidat.
Dans ces réunions, la moyenne d’âge s’établit autour de 35, 40 ans. Souvent cadre moyen dans une grosse boîte mais où ils n’ont pas les postes essentiels, j’ai l’impression que ces gens, que l’on qualifierait aisément de classe moyenne, qui n’arrivent pas à s’émanciper dans leur job, s’occupent d’extirper lors de ces réunions politiques, de ces séances de psychanalyse, les problèmes qui les concernent, et connaissent mieux que quiconque les problèmes de leurs voisins.
A de très rares exceptions, toutes les personnes présentes donnent le meilleur d'eux-mêmes dans le but inavoué, mais d'autant plus présent, d'être reconnu comme utile par les autres membres. Tous veulent être reconnu comme meilleur que leurs voisins, plus intelligent qu'eux. En politique, la fierté n'est pas un mot abstrait. Elle se ressent dans toute la pièce, on la caresse quand on entend parler quelqu'un et on la goûte dés que l'on prend la parole. Quel délicieux met que de s'écouter parler ! En politique, c'est la nouriture première.
Est-ce cela la fameuse démocratie participative ? Celle où la voix du simple citoyen se transforme en projet politique ? Où est-ce, tout simplement, des groupes de psychologie genre alcooliques anonymes, pour adultes aigries souhaitant interférer sur le mode de vie de leurs voisins ? Sans doute un curieux mélange des deux.
Moi, en tant que jeune adhérent, qu’ai-je réellement fait pour le parti, si ce n’est coller des affiches et tracter aux marchés ? Rien. Je prends de temps en temps la parole aux réunions. Poliment, on m’écoute. On répond même à mes interrogations les plus profondes. Mais c’est tout. Les quelques propositions que je fais ne sont pas étudiées, les quelques doutes que j’émet, pas entendus.
La jeunesse. L’inexpérience. La naïveté.
Je ne compte pas rendre ma carte du MoDem. Le discours que tient François Bayrou me parait toujours en accord avec mes opinions. Par compte, rien n’est moins sur que je continue à aller aux réunions politiques, où j’ai certes appris des choses, mais surtout compris que j’étais jeune et con.
Mais qu’est-ce donc que la jeunesse en politique ? Depuis bientôt deux années, je suis majeur. Mais quel droit cela me donne ? Aucun. Je donne mon opinion, mais elle n’est pas écoutée. J’ai plus de portée en écrivant sur un blog anonyme qu’en parlant en réunions publiques. Car en politique, la jeunesse est un vilain défaut.
Depuis que je suis entré dans le domaine, je suis allé, à plusieurs reprises, dans les réunions de quartiers du MoDem. En ce moment, "on" travaille sur les municipales, sur les questions à se poser pour que les conditions de vie, déjà excellentes à Versailles, s’améliorent encore. "On" fournit aussi des propositions que défendront notre candidat.
Dans ces réunions, la moyenne d’âge s’établit autour de 35, 40 ans. Souvent cadre moyen dans une grosse boîte mais où ils n’ont pas les postes essentiels, j’ai l’impression que ces gens, que l’on qualifierait aisément de classe moyenne, qui n’arrivent pas à s’émanciper dans leur job, s’occupent d’extirper lors de ces réunions politiques, de ces séances de psychanalyse, les problèmes qui les concernent, et connaissent mieux que quiconque les problèmes de leurs voisins.
A de très rares exceptions, toutes les personnes présentes donnent le meilleur d'eux-mêmes dans le but inavoué, mais d'autant plus présent, d'être reconnu comme utile par les autres membres. Tous veulent être reconnu comme meilleur que leurs voisins, plus intelligent qu'eux. En politique, la fierté n'est pas un mot abstrait. Elle se ressent dans toute la pièce, on la caresse quand on entend parler quelqu'un et on la goûte dés que l'on prend la parole. Quel délicieux met que de s'écouter parler ! En politique, c'est la nouriture première.
Est-ce cela la fameuse démocratie participative ? Celle où la voix du simple citoyen se transforme en projet politique ? Où est-ce, tout simplement, des groupes de psychologie genre alcooliques anonymes, pour adultes aigries souhaitant interférer sur le mode de vie de leurs voisins ? Sans doute un curieux mélange des deux.
Moi, en tant que jeune adhérent, qu’ai-je réellement fait pour le parti, si ce n’est coller des affiches et tracter aux marchés ? Rien. Je prends de temps en temps la parole aux réunions. Poliment, on m’écoute. On répond même à mes interrogations les plus profondes. Mais c’est tout. Les quelques propositions que je fais ne sont pas étudiées, les quelques doutes que j’émet, pas entendus.
La jeunesse. L’inexpérience. La naïveté.
Je ne compte pas rendre ma carte du MoDem. Le discours que tient François Bayrou me parait toujours en accord avec mes opinions. Par compte, rien n’est moins sur que je continue à aller aux réunions politiques, où j’ai certes appris des choses, mais surtout compris que j’étais jeune et con.
10:10 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, jeunesse, blog politique, barthalon










Commentaires
J'ai bientot 60 ans mais je suis jeune modem, et j'ai été conquise par le discours de FB.; je ne connais rien à la politique, et j'ai pourtant participé à une commission pour les municipales à Paris . Mais Je suis d'accord avec toi pour dire que l'on s'écoute parler dans les réunions. Il ne faudrait pas que le Modem passe son temps à brasser de belles idées il faut y associer du pragmatisme. J'ai appris à appuyer mes idées au ,cours de la commision ,de sources ,de chiffres et de réalités, réalités qui ont été exposées dans le blog de M. de Sarnez à¨Paris. Alors ne te décourage pas, si tes propositions sont pragmatiques, tu seras certainement un jour reconnu.
Écrit par : Martin | 20.11.2007
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