12.06.2007
La situation du MoDem
Je souhaite aussi revenir sur la situation du MoDem.
François Bayrou a réussi un très beau score lors des présidentielles. Sa stratégie ni droite, ni gauche et de faire travailler ensemble des gens de différentes personnalités politiques, a su faire entendre sa voix. Il faut néanmoins préciser que la droitisation de son concurrent et le manque de personnalité de sa concurrente l'ont bien aidé dans l'obtention d'un tel score. Mais toujours est-il qu'il y a maintenant une conscience politique de l'ouverture. La politique que mène notre président, n'est que la juste récompense pour ces quelques 7 millions d'électeurs qui, le 22 avril, ont glissé le nom de François Bayrou dans l'urne.
Eliminé au premier tour, le président de l'UDF décide de jouer l'arbitre et finalement prend ouvertement position contre Nicolas Sarkozy. Une position somme toute, relativement peu surprenante, le candidat n'ayant tout au long de sa campagne, cessé de tirer à boulets rouges sur le candidat de droite.
Cependant, il n'aurait pas du prendre si ouvertement cette position et laisser clairement ses électeurs choisir en leur âme et conscience. Car ce "Je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy" lui a fait perdre, en premier lieu, ses députés, puis et surtout, des électeurs, pour en fin de compte, ne lui en faire gagner quasiment aucun. Cela lui a cependant permis de s'affranchir de cette étiquette d'"homme de droite" que la gauche lui a collé toute la campagne, et d'apparaitre comme un véritable centriste.
Que cela soit bien clair, pour moi la position de François Bayrou est excellente : il bénéficie d'un potentiel de sympathie tout à fait correct à droite par son ancienne UDF, reste le leader incontournable du centre et a une assise qui grandit chaque jour vis à vis d'électeurs de gauche déçus. Il a tout à fait compris l'inutilité du premier débat Royal - Bayrou qui n'a, au final que semé le trouble dans son électorat et a donc refusé de "rappeler" Ségolène Royal pour les législatives.
L'indépendance du MoDem va pourtant se payer au prix fort. Tout d'abord le fait de ne pas avoir de groupe parlementaire va accentuer sa marginalisation et va très nettement encourager ses détracteurs à le dire seul comme jamais. Quand on parlera de la position du MoDem vis à vis des lois, les journalistes ne diront plus "le MoDem a dit que" mais "François Bayrou a dit que", ce qui est relativement différent. Ensuite, pécuniairement parlant, cela va être difficile. Si chaque électeur du premier tour rapporte 1,63 €/ an, chaque député rapporte 44 000 € / an à son parti. Des 29 députés que l'UDF possédait en 2002, il n'en restera qu'une poignée (au maximum 4) au MoDem en 2007.
On souhaitait museler le MoDem et on a parfaitement réussi. François Bayrou sera seul, seul avec ses idées et ses militants qui lui affichent un soutien sans faille. C'est peut-être ainsi que la démocratie française doit se renouveller avec une communication parfaite entre les politiques et les citoyens. Avec un débat constant au sein d'un parti libre et une parfaite coordination et transmission des idées.
Chateaubriand nous livre : "Tout arrive par les idées : elles produisent les faits, qui ne leur servent que d’enveloppe.", Camus nous enchante "Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée."
Souhaitons pour nous, pour nos contemporains, pour la France, que cette idée ressuscite. Après une traversée du désert, qu'y aurait-il de plus normal ?
Matthieu Barthalon
12:55 Publié dans Actualités politiques | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, blog politique, barthalon










Commentaires
Cet article est rédigé dans un niveau de langue qui va du mauvais à l'exécrable....
Pourquoi ?
Écrit par : gzogzo | 12.06.2007
J'ose:
Finalement, on est équipé d'un MoDem à - bas débit - à l'assemblée nationale ! :op .oO(mouarf, mouarf)
Blague à part, c'est dommage une si faible représentation des oppositions.
Écrit par : Olivier D. ze kat | 12.06.2007
Parfaite analyse, elle aurait pu tout de même être un peu plus positive ...
En revanche, j'ai pas compris "La politique que mène notre président, n'est que la juste récompense pour ces quelques 7 millions d'électeurs [de Bayrou]".
Bayrou a toujours été contre les réductions d'impots des riches. Seul la déduction d'impot pour les investissements dans les PME aurait pu faire parti de son programme.
Écrit par : Thierry | 12.06.2007
Moi je trouve cet article plutôt bien écrit.
Je ne suis pas d'accord avec vous sur un point : je pense que FB a bien fait d'afficher sa "déchirure" avec NS, non seulement vis-à-vis de l'homme mais plus encore en regard de sa manière de considérer le politique comme une fin exempte de tout jugement moral. Et puis ça détache définitivement le "vrai centre" de son image de supplétif de la droite.
Bien sûr la liberté a un prix. Surtout la liberté de penser.
Bonne route en politique !
G.
Écrit par : guillaume | 12.06.2007
"On souhaitait museler le MoDem et on a parfaitement réussi. "
N'éxagérons rien. François Bayrou a tout fait pour s'isoler, et il a simplement réussi. Jamais il n'a joué l'ouverture qu'on lui prétend ici. Il a voulu au contraire se détacher de tout le monde pour récupérer des électeurs déçus, et non récupérer des hommes politiques déçus. Il a très bien réussi pour les présidentielles, mais il était à prévoir que sur plus long terme, et déjà auourd'hui avec les législatives, la vision "je suis tout seul" ne pourrait pas fonctionner.
Écrit par : anonymous | 12.06.2007
Cher Gzozo,
Quel bonheur de trouver une critique si constructive sur un article qui ne me semble pas prêter le flanc à la critique, pas sur sa forme en tous cas.
"Pourquoi un style si execrable? " t'interroges-tu.
J'ai une petite théorie : sans doute pour permettre aux hommes de lettres et érudits (auxquels tu appartiens certainement) de faire entendre leur voix.
C'est tout de même navrant de rentrer dans des considérations lexicales lorsque l'on parle d'enjeux aussi sérieux.
Ça me rappelle du Desproges. Lui avait compris le ridicule des intégristes du Bescherelle...
- Papa, je m'ai fait violer lui sort sa fille en pleurs
-On ne dit pas je m'ai fait violer, mais je me suis faite violer !!!
Écrit par : Capellocide | 12.06.2007
moi j'ai tout compris a l'article, malgré quelques fautes d'orthographes... certains préferent juger la forme au fond ? c'est bien superficiel comme commentaire (et un peu facile)
bon article, et bon courage a françois, il ne sera jamais seul et on le sais tous.
Écrit par : con-citoyen | 12.06.2007
Je maintiens ma position : François Bayrou est seul, avec "quelques" électeurs derrière lui.
Certes, il a des militants qui le soutiennent sans faille. C'est aussi le cas du PCF, des verts, du Front National, de CPNT, etc, etc.
Mais il faut plus que ça pour ne pas être seul : il faut un courant et des électeurs. Bayrou a certes des électeurs, mais il lui manque un courant, et avec lui dans ce courant des femmes et des hommes politiques qui le représentent à travers la France. Un homme seul peut être efficace lorsqu'on doit élire une personne seule. Mais sans appui sur des élections locales, et pour le moment il n'en a plus, ou très peu, il se retrouve vraiment seul.
Il a tenté de se faufiler, et c'était d'ailleurs pas mal joué, dans un créneau pour les présidentielles. Le pari a échoué de peu, et être représenté maintenant sur la durée va nécessiter beaucoup plus que le mouvement de symptathie du 22 avril.
Écrit par : anonymous | 12.06.2007
To Gzogzo ...
Comment fais-tu pour réussir avec si peu de mots à exhaler tant de mauvaise haleine ?
Écrit par : un passant | 12.06.2007
Quand on innove, on est souvent seul et le courant se crée au fur et à mesure qu'on avance.
Tant que les médias seront ce qu'ils sont, c'est à dire controlés à 90 % par qui l'on sait, je vois mal que les projets du MoDem fassent école : le silence est la meilleure arme des politiques quand ils veulent controler leurs adversaires.
L'avenir du MoDem dépendra de l'émergence ou non d'une presse indépendante, pas de sa démarche : celle ci est assez évidente : contre Berlusconi, la seule stratégie de rechange c'est celle de Prodi.
Écrit par : jil68 | 12.06.2007
jil68 : ton discours va dans le sens du mien : il est pour l'instant seul.
Il a essayé une position qui lui aurait permis si les présidentielles s'étaient terminées différemment de prendre un raccourci.
Par contre, en ce qui concerne un contrôle des média, je ne peux m'empécher de sourire. Une large majorité des journalistes sont de gauche, et vu comment ils défendent en général leur liberté d'expression, si ils écrivaient tous sous la torture, on le saurait, ne serait-ce que par le canard enchainé et autre journal du même type. La diabolisation des médias, après celle de certains partis (sisi, au pluriel) depuis quelques décennies est assez classique, et a malheureusement toujours tendance à fonctionner. Comme quoi de Gaulle n'avais pas que tort.
La principale raison pour laquelle on ne parle presque plus du MoDem depuis la fin des présidentielles est qu'il n'y a plus grand chose à en dire, en tout cas pour l'instant, car comme tu l'as toi même dire, il progressera au fur et à mesure, aussi bien dans sa représentation publique que dans les médias, et peut être aussi des les élections futures.
Mais en attendant toutes les excuses sont bonnes lorsqu'on voudrait être mieux représenté.
Prenons par exemple le PCF : "Si Sarko voulait vraiment ouvrir le gouvernement, il baisserait le nombre de député nécessaire pour avoir un groupe au parlement de 20 à 10". En même temps, en 1988, ce même nombre avait déjà été baissé de 30 à 20 pour que le même PCF arrête de pleurer.
Que ce soit de droite, de gauche, du centre, tous les partis sont profondément tournés vers eux même, et pensent toujours que tout ce qui n'est pas fait exclusivement pour eux est fait contre eux, refusant d'accepter l'inévitable pour un parti comme le PCF, qui ferait mieux de se regrouper avec d'autres partis d'extrême gauche au lieu de se croire encore le troisième parti de France, ou d'accepter de prendre son temps, pour un mouvement comme le MoDem aujourd'hui.
En résumé : François Bayrou est bien seul, il lui faudra du temps, probablement pas avant 2012, avant d'avoir la représentativité dans quelqu'instance politique que ce soit qu'il voulait avoir directement en gagnant les présidentielles. Les médias font certes mal leur boulot, mais selon des lois marketing et non selon la coupe d'un puissant qui relit tout ce qui est imprimé (considération étrange vu l'influence aujourd'hui d'internet et des rédacteurs indépendants).
Écrit par : anonymous | 12.06.2007
concernant le fonctionnement des médias et leur controle :
relisez l'interview de Sarko dans le figaro magazine du 17 mars : très instructif !
on y apprend effectivement que l'objectif : pour Bayrou, c'est de le réduire au silence ; pour la gauche, c'est de mettre en exergue la "lutte des clans" (gauche contre droite), car Sarko qui n'est pas bête savait par avance qu'il gagnerait contre la gauche regroupée derrière Sego.
Oui, les médias (y compris de gauche) se censurent ou suivent les consignes dominantes (de leur parti). Et il n'y a pas que le silence (évident pour ce qui concerne la couverture du Modem ou de Bayrou) , il y a aussi les sujets "d'information" choisis : pourquoi par exemple nous abreuver de sondages sur les réultats des votes, au lieu de débattre des sujets politiques ou des programmes ? pourquoi aucune analyse des résultats politiques de nos chers candidats (sarko en premier) avant ces élections ? ce n'est pas innocent.
l'ACRIMED notait le 8/12/06 :
"Sarkozy face à Royal : les chiffres révèlent que la diversité politique dans les médias s’efface devant ce duo. Le premier tour est déjà plié. Ségolène Royal affrontera Nicolas Sarkozy au second. le seul évènement médiatique de la pré-campagne présidentielle est le suivant : du début septembre à la fin novembre, sur 161 invités politiques, 130 appartenaient au PS ou à l’UMP. Point". C'était pire après...
Écrit par : jil68 | 12.06.2007
J'ai toujours un amusement particulier à la lecture de remarques comme celles de Gzozo qui n'apportent aucune réflexion sur le contenu de l'article, qui joue d'une façon très peu justifiée sur la forme, et qui montre que la France d'en bas n'est pas celle qui est la plus démunie, mais bien la plus sotte.
Écrit par : Lars | 12.06.2007
Je ne comprends pas ce qui est reproché à gzogzo. C'est le seul à constater que ce billet est d'un niveau affligeant à tous points de vue et pour oser le dire, il se fait insulter par tous ceux qui sont vaguement d'accord sur les idées qu'on peut éventuellement croire trouver.
Ce texte est aussi faible sur la forme que sur le fond. Si vous êtes d'accord avec son auteur, grand bien vous fasse. Ca ne fait pas de lui un commentateur brillant pour autant.
Écrit par : Jello | 12.06.2007
Autre article, vu sous un autre angle sur http://www.jump007.com
Écrit par : 3e Circo ump Paris | 12.06.2007
Pour Jello :
Il me semble clair que je n'adhère pas à la moindre ligne de ce texte dans mes messages précédents.
Néanmoins il faut considérer les choses dans leurs contextes : pour la forme, il s'agit du blog d'un étudiant. Ce n'est pas du niveau pullitzer, certes, mais il nous épargne tout de même le niveau skyblog. En résumé, il fait ce qu'il peut, et profite d'internet pour faire partager ses idées. Si la façon de les partager ne convient pas à certains, libre à eux d'aller lire lemonde.fr ou un autre journal réputé sérieux avec des gens formés pour écrire, relus 100 fois, et qui pourtant font des fautes aussi bien grammaticales que de fond dans plus d'un article sur deux. Là au moins il y a des raisons de pester contre la (non)qualité des articles.
Critiquer oui, je ne me gène pas d'ailleurs, mais il y a des façons de faire, et celle qu'emploie gzogzo manque de classe. Puisque ce site n'a pas vocation à être sur la forme un site de qualité, même si l'auteur évite la catastrophe, autant attaquer le fond, et si possible avec un argumentaire susceptible d'élever le niveau et de montrer que lorsqu'on se permet de critiquer, c'est avec raison, et non avec des phrases au caractère injurieux qui ne font rien de plus que discréditer le dit gzogzo. Ce que les messages suivants tendent à montrer d'ailleurs.
Pour paraphraser une professeur de prépa HEC parisienne (que je ne citerai pas) : "M. gzogzo, vous argumentez comme un député socialiste. Appliquez-vous, vous pouvez faire mieux"
Écrit par : anonymous | 12.06.2007
Le fait de ne pas prendre position pour les législative entre majorité et opposition est évidement une erreur qui se paye. Nous avons un gouvernement et une politique clairement annoncée. On ne peut pas rester neutre: on doit être pour, ou contre, voire y trouver du pour et du contre (c'est le "oui mais" de Giscard qui a permis au centre d'exister, et même de gouverner...) mais un député doit prendre position car il est normal de savoir dans quel sens il votera les lois. J'ai voté Sarko au 2ème tour et pas UMP au 1er. Je trouve important qu'il y est une opposition constructive ... je n'ai donc voté ni PS ni Modem!
Écrit par : vlagolo | 12.06.2007
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